
L’objectif poursuivi par le concepteur est de raconter une histoire. Les émotions seront le canal par lequel les visiteurs vont apprendre à connaitre et apprécier l’ampleur de l’œuvre du Séminaire de Québec. Le titre, « Les architectes de la Nouvelle-France » est provisoire car il campe justement un peu trop cette action dans une période historique déterminée. Hors du temps, le récit se déploie dans un espace-temps fictif où, bien que des assises historiques balisent le concepteur, la poésie transporte d’hier vers aujourd’hui. Il n’y a donc pas de chronologie, cloisonnement, narration historique : seulement l’épopée du Séminaire.
Par le biais de la technologie, les spectateurs vont intégrer la scène en entrant par la porte cochère de la cour. Dès lors, avant chaque projection, les gens seront accueillis à l’extérieur de l’enceinte. Les équipements vidéo et sonores vont envelopper l’espace. L’action se déroulera principalement au point de rencontre de l’aile des Parloirs et de la Congrégation mais les effets sonores émaneront d’une multitude d’endroits.
Le spectacle s’ouvre avec un François de Laval contemplant un champ vierge, rêvant à ce qui demeure à construire (intuition). Différents symboles sont employés, dont celui de l’arbre, longtemps présent au centre de la cour, grandissant au fil des décennies.
Des « temps » imprécis vont référer à des réalités historiques connues :
- les fondations (1663-1700), les épreuves (1700-1765),
- l’enseignement (1765-1852), la cité dans la ville (1852-1960),
- éveil sur un patrimoine à préserver (1960-1995),
- un futur à appréhender avec espoir.