Pavillon Jean-Olivier Briand du Séminaire de Québec
Depuis 2006, les responsables du Séminaire de Québec se sont longuement penchés sur la situation de leur œuvre et sur les appels que peut leur lancer le contexte ecclésial en ce début de 21e siècle. La mission assignée au Séminaire par son fondateur, le premier évêque de Québec, reste «très diocésaine», nous explique Mgr Giguère. Elle est liée au soutien des prêtres dans la fraternité, à leur ressourcement et à l'éducation chrétienne avancée. C'est dans cette veine qu'à la demande de Mgr Maurice Couture, dès 1993, le Séminaire a accepté de soutenir financièrement le programme de formation continue des prêtres, diacres, agents et agentes de pastorale; de tous ceux-
ci, on peut dire qu'ils représentent « le clergé de notre temps » avance Hermann Giguère. De plus, depuis quelques années, c'est le Séminaire qui assure la pastorale à l'Université Laval, à travers les services d'un prêtre, Jean Abud, et le salaire d'un animateur dynamique, Jean-Bernard Rousseau. Après tout, nous rappelle son supérieur général, ce n'est qu'en 1970 que le Séminaire a remis à l'Etat québécois l'Université Laval, qui lui appartenait jusque-là. Par la suite, il a rendu à une corporation laïque le Petit Séminaire, établissement privé d'enseignement secondaire et (alors) collégial dont les alérions volent désormais de leurs propres ailes. Enfin le nouveau Petit Séminaire diocésain, destiné à préparer des adolescents en vue de la prêtrise éventuelle, est né comme un organisme autonome parrainé par l'évêque, mais ce n'est pas un hasard si son rec teur est un prêtre du Séminaire bien identifié à l'institution. D'ailleurs le Séminaire de Québec a versé, pour ce pensionnat fraîchement déménagé à Sillery, deux millions de dollars, un montant qu'a complété la Fondation du Séminaire de Saint- Georges.
En ce qui concerne la nouvelle Maison diocésaine de la rue des Remparts, au cœur du Vieux-Québec, le directeur en est l'abbé Michel Stein, que des confrères intéressés peuvent contacter dès maintenant. Mgr Giguère nous souligne que l'objectif premier est d'offrir un lieu d'accueil confortable (repas communautaires, Internet...) et surtout un espace de solidarité. Telle était au départ la vision de Mgr de Laval, dont le Séminaire hébergeait des prêtres en attendant de repartir en mission. Et de nous montrer une allocution du cardinal Maurice Roy, qui déclarait en 1966: «Au cours des siècles, le Sémi. naire a assumé toutes sortes de tâches, correspondant à ce que l'Église attendait de lui ou même des autres (...); demain, il pilotera peut-être des œuvres différentes... ».
Tout de même, on ne peut s'empêcher de constater une remarquable continuité au fil des siècles. En voie de disparition, le Séminaire? Les œuvres perdurent ou se transforment, les appels se multiplient, l'Église de François de Laval et de ses successeurs porte encore le flambeau qui lui a été transmis... .
René Tessier
rédacteur en chef de la
revue Pastorale-Québec
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1. Le Pavillon Jean-Olivier Briand est celui appelé naguère Résidence des prêtres. Il héberge aujourd'hui le Grand Séminaire et les logements des membres de la communauté des prêtres du Séminaire. Premier évêque de Québec sous le Régime anglais (1763), Mgr Briand est considéré comme le second fondateur du Séminaire de Québec, après Mgr de Laval. Dans ce pays conquis où les six prêtres restés sur place ont dû couper tout lien juridique avec le Séminaire des missions étrangères (SME) de Paris, Mgr Briand a su insuffler un désir de continuité tout en ajustant la mission en lui assignant désormais un projet d'éducation, celui du Petit Séminaire devenu collège. Il a vécu son épiscopat et ses années de retraite dans les murs du Séminaire, où est conservée son ancienne chapelle personnelle.
Cet article est tiré de la revue Patorale-Québec Volume 123, numéro 1, Février 2011 p.25
Nous remercions le rédacteur en chef pour l'autorisation de publication sur le site internet du Séminaire de Québec.
ci, on peut dire qu'ils représentent « le clergé de notre temps » avance Hermann Giguère. De plus, depuis quelques années, c'est le Séminaire qui assure la pastorale à l'Université Laval, à travers les services d'un prêtre, Jean Abud, et le salaire d'un animateur dynamique, Jean-Bernard Rousseau. Après tout, nous rappelle son supérieur général, ce n'est qu'en 1970 que le Séminaire a remis à l'Etat québécois l'Université Laval, qui lui appartenait jusque-là. Par la suite, il a rendu à une corporation laïque le Petit Séminaire, établissement privé d'enseignement secondaire et (alors) collégial dont les alérions volent désormais de leurs propres ailes. Enfin le nouveau Petit Séminaire diocésain, destiné à préparer des adolescents en vue de la prêtrise éventuelle, est né comme un organisme autonome parrainé par l'évêque, mais ce n'est pas un hasard si son rec teur est un prêtre du Séminaire bien identifié à l'institution. D'ailleurs le Séminaire de Québec a versé, pour ce pensionnat fraîchement déménagé à Sillery, deux millions de dollars, un montant qu'a complété la Fondation du Séminaire de Saint- Georges.
En ce qui concerne la nouvelle Maison diocésaine de la rue des Remparts, au cœur du Vieux-Québec, le directeur en est l'abbé Michel Stein, que des confrères intéressés peuvent contacter dès maintenant. Mgr Giguère nous souligne que l'objectif premier est d'offrir un lieu d'accueil confortable (repas communautaires, Internet...) et surtout un espace de solidarité. Telle était au départ la vision de Mgr de Laval, dont le Séminaire hébergeait des prêtres en attendant de repartir en mission. Et de nous montrer une allocution du cardinal Maurice Roy, qui déclarait en 1966: «Au cours des siècles, le Sémi. naire a assumé toutes sortes de tâches, correspondant à ce que l'Église attendait de lui ou même des autres (...); demain, il pilotera peut-être des œuvres différentes... ».
Tout de même, on ne peut s'empêcher de constater une remarquable continuité au fil des siècles. En voie de disparition, le Séminaire? Les œuvres perdurent ou se transforment, les appels se multiplient, l'Église de François de Laval et de ses successeurs porte encore le flambeau qui lui a été transmis... .
René Tessier
rédacteur en chef de la
revue Pastorale-Québec
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1. Le Pavillon Jean-Olivier Briand est celui appelé naguère Résidence des prêtres. Il héberge aujourd'hui le Grand Séminaire et les logements des membres de la communauté des prêtres du Séminaire. Premier évêque de Québec sous le Régime anglais (1763), Mgr Briand est considéré comme le second fondateur du Séminaire de Québec, après Mgr de Laval. Dans ce pays conquis où les six prêtres restés sur place ont dû couper tout lien juridique avec le Séminaire des missions étrangères (SME) de Paris, Mgr Briand a su insuffler un désir de continuité tout en ajustant la mission en lui assignant désormais un projet d'éducation, celui du Petit Séminaire devenu collège. Il a vécu son épiscopat et ses années de retraite dans les murs du Séminaire, où est conservée son ancienne chapelle personnelle.
Cet article est tiré de la revue Patorale-Québec Volume 123, numéro 1, Février 2011 p.25
Nous remercions le rédacteur en chef pour l'autorisation de publication sur le site internet du Séminaire de Québec.